4 nouvelles coopératives rejoignent l'alliance des Licoornes pour « transformer radicalement l’économie »
Quatre nouvelles entreprises rejoignent les 16 qui composent déjà cette alliance. Elles évoluent dans les secteurs des médias, de l’immobilier et de la transformation et la vente d’épices.
Le 22 septembre, à l’occasion de leur festival annuel L’Onde de coop, les Licoornes annoncent le nom de leurs quatre nouveaux membres. Cette alliance est désormais composée de 20 coopératives, des entreprises dont la lucrativité est encadrée et dans lesquelles la prise de décision est partagée par les salariés, usagers et partenaires de l’entreprise. Ensemble, elles espèrent « transformer radicalement l’économie » en proposant des alternatives voulues plus écologiques et solidaires dans divers secteurs, de la consommation à la finance en passant par la téléphonie et la mobilité.
Parmi elles, on trouve notamment le réseau de magasins bios Biocoop, le producteur et fournisseur d’énergie Enercoop ou encore l'entreprise de transport maritime Windcoop.
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Des secteurs variés
La première nouvelle venue, Coop-médias, finance des médias indépendants, les outille par une mutualisation d’outils et de ressources et mène des actions de sensibilisation sur l’information et les médias.
Dans le secteur des médias toujours, l’hebdomadaire Politis, devenu une coopérative en septembre 2024, rejoint le collectif. Il se définit comme « ancré au cœur de la gauche, de l’écologie politique et des mouvements sociaux ».
Villages vivants, de son côté, se présente comme une « coopérative immobilière, rurale et solidaire ». Sa mission est d’acheter, de rénover et de louer des locaux à des entreprises de l’économie sociale et solidaire dans les territoires ruraux.
Enfin, Arcadie commercialise des épices, plantes médicinales et tisanes biologiques, avec une offre destinée au grand public et une autre aux professionnels.
Un autre modèle d’entreprise
Les Licoornes comptent désormais, au total, 9 000 salariés et réalisent 2,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires, pour 5,3 millions d’euros de résultat. Elles touchent 5,7 millions de clients et rassemblent 450 000 sociétaires, les personnes disposant d’une part sociale de la coopérative et donc d’une voix pour la prise de décision.
Leur nom fait référence au qualificatif licorne, qui désigne ces start-ups valorisées à plus d’un milliard de dollars avant leur cotation en bourse. Les Licoornes, elles, contestent le fait que le développement de ces entreprises soit « devenu un objectif de politique économique », alors « qu’il ne dit rien de l’utilité sociale et environnementale du modèle économique ». « Nous y préférons un autre modèle d’entreprise, démocratique, tourné d’abord vers la réponse aux besoins de nos membres », écrivent-elles sur leur site internet.
L’alliance est co-présidée par Maud Sarda, la directrice de Label Emmaüs, la boutique en ligne solidaire du mouvement Emmaüs, et Adrien Montagut-Romans, le responsable des affaires publiques et de la communication de la coopérative fournissant des appareils électroniques Commown.
Célia Szymczak 