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Par Carenews INFO - Publié le 4 mai 2021 - 10:15 - Mise à jour le 4 mai 2021 - 10:27
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Ecotable et Linkee : financer des repas aux étudiants en crowdfunding

« Financer des repas de qualité pour les étudiants dans le besoin », tel est l’objectif des associations Ecotable et Linkee, qui ont réalisé une collecte de fonds sur la plateforme Kisskissbankbank pour subventionner leur projet. Détails.

Crédit photo : copie d'écran youtube
Crédit photo : copie d'écran youtube

 

L’isolement, l’absence de perspective d’avenir et la précarité sont le quotidien de beaucoup d’étudiants depuis le premier confinement en mars 2020. Plus d’un an passé loin des bancs de l’université et la détresse psychologique s’engouffre dans les moindres petites parcelles des esprits des jeunes adultes. Être toute la journée seul devant son écran, en sachant que les jours à venir ne seront que des répétitions des précédents, est éprouvant. « C’est dur d’avoir 20 ans en 2020 » déclarait Emmanuel Macron. Dans ce contexte anxiogène, les initiatives se multiplient. En association avec Linkee, Ecotable et 24 restaurateurs membres de sa communauté ont réalisé une collecte de fonds sur la plateforme Kisskissbankbank pour distribuer des repas aux étudiants en situation de précarité. 

8 833 repas distribués

« Plus d’un étudiant sur deux qui bénéficient d’aide alimentaire aujourd’hui n’y avait pas recours avant la pandémie, ce chiffre s’aggrave de jour en jour » explique le communiqué d’Ecotable et Linkee sur Kisskissbankbank. Ce phénomène a été l’élément déclencheur du programme de distribution de repas par les deux associations. L’objectif : lutter contre la précarité étudiante et leur permettre d’accéder à une alimentation saine, responsable et durable. 

« Parce qu’à mesure que les économies des étudiants s’amenuisent, les files d’attentes s’allongent encore et encore devant les centres de distribution alimentaire. » indique Laurène Petit, membre de la communauté Ecotable. 

Pour financer le programme, les deux associations décident de lancer une cagnotte Kisskissbankbank. La volonté de départ était de financer la préparation de 500 repas par semaine jusqu’à la fin de l’année universitaire. Les dons ont largement dépassé les espérances et ont permis d’offrir 8 833 plats aux étudiants en situation de précarité. Les repas ont été distribués dans les universités franciliennes et dans les centres de distribution Linkee dans le 13e et le 18e arrondissement. 

Pour un accès à une alimentation saine et durable

L’objectif du programme est double, nourrir les étudiants mais aussi donner du travail et apporter une forme de rémunération aux restaurateurs « désœuvrés et aux producteurs délaissés » indique le communiqué sur Kisskissbankbank. L’association Ecotable fédère les agriculteurs, citoyens et restaurateurs engagés pour un modèle agricole et une alimentation saine et durable. Les dons ont servi à acheter des denrées alimentaires auprès de producteurs promouvant une agriculture responsable, et à rémunérer les chefs, cuisiniers, commis et plongeurs participant à l’élaboration des plats. Une partie de la collecte a également permis de financer la distribution des repas et la création d’un centre en région par Linkee. 

Linkee, un acteur hyperactif depuis le début de la pandémie  

Linkee est relativement actif depuis le début de la crise sanitaire. Les 5 000 bénévoles de l’association récupèrent les invendus des professionnels de l’alimentation partenaires, et les distribuent à des associations qui viennent en aide aux personnes en situation de précarité. De cette manière Linkee lutte contre le gaspillage, contre la précarité et travaille à réduire son impact énergétique en privilégiant des moyens de transports écoresponsables. Depuis le 1er octobre 2020, l’association distribue des paniers alimentaires et des repas aux étudiants. 350 000 repas ont été distribués. 97 % des bénéficiaires de l’association vivent sous le seuil de pauvreté. 

Une précarité étudiante croissante

Selon le rapport 2020 de l'Observatoire national de la vie étudiante sur les conditions de vie des étudiants, 36 % des étudiants qui exerçaient une activité ont arrêté de travailler depuis le premier confinement. En moyenne, la perte de revenu pour ces jeunes travailleurs est estimée à 274 euros par mois. 26 % des étudiants ont déclaré avoir rencontré des difficultés financières supplémentaires pendant le confinement.  

Le rapport souligne également que 31 % des étudiants présentaient des signes de détresse psychologique durant le premier confinement. Ces étudiants sont trois fois plus nombreux à ne pas avoir consulté de médecins ou psychologues qu’en temps normal en raison de la peur de s’exposer et de se faire contaminer par le coronavirus. 

 

Florian Grenon

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