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Par Carenews INFO - Publié le 24 août 2026 - 17:53 - Mise à jour le 24 août 2026 - 17:53 - Ecrit par : Célia Szymczak
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Six actualités écologiques et sociales qui ont marqué l’été 2026

Manque de moyens des associations de solidarité, grève au Samusocial, Groupe des amis de l’économie sociale et solidaire à l’OIT, promulgation de la loi d’urgence agricole, appel de TotalEnergies à la suite d’un jugement du tribunal judiciaire de Paris, COP sur la désertification : la rédaction revient sur des actualités importantes en matière sociale et environnementale ayant eu lieu cet été.

Des événements importants pour l'environnement et la solidarité se sont déroulés cet été. Crédit : iStock.
Des événements importants pour l'environnement et la solidarité se sont déroulés cet été. Crédit : iStock.

 

La pause estivale vous a conduit à réduire votre suivi de l’actualité, mais vous vous intéressez aux enjeux sociaux et environnementaux : la rédaction de Carenews résume quelques-uns des événements importants ayant eu lieu ces dernières semaines.  

 

  • Solidarité : les associations finalement reçues par « les collaborateurs du Premier ministre » 

 

Début juillet, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) dénonçait publiquement « le silence du Premier ministre et son refus d’accorder un temps d’échange aux représentants du secteur de la solidarité ». Le réseau, qui représente 930 associations et 3 500 structures apportant un accompagnement aux personnes vulnérables, alerte sur les « niveaux inédits » de précarité « depuis trente ans », mais aussi sur la « diminution [des] moyens » accordés aux associations pour y faire face.

  


Lire également : Présidentielle : les associations de solidarité veulent peser dans le débat 


 

Finalement reçue le 28 juillet, la FAS a déclaré avoir « alerté le gouvernement sur les conséquences des reculs budgétaires ». Elle a donc « réitéré sa demande de correctifs budgétaires et de mesures d’urgence », annonçant une mobilisation nationale le 16 octobre prochain « pour porter la voix des associations de solidarité et rappeler la nécessité de leur donner les moyens d’agir durablement ». 

 

  • Solidarité : des salariés du Samusocial de Paris, militants associatifs et personnes sans-abri mobilisés pour l’hébergement d’urgence 

 

Pendant plusieurs semaines, entre fin juin et mi-août, des agents du Samusocial de Paris ont mené une grève pour dénoncer un manque de moyens et la suppression par l’État de places d’hébergement, mais aussi pour demander une amélioration de leurs salaires et de leurs conditions de travail. Ils ont finalement obtenu des « avancées importantes », a revendiqué la CGT dans un communiqué le 19 août, à la fin de la grève.  

Les salariés mobilisés avaient été rejoints mi-juillet par des personnes à la rue et l’association Utopia 56, occupant le parvis du siège du Samusocial. Le préfet de police de Paris a ordonné leur expulsion un mois plus tard. La municipalité a revendiqué le 22 août la mise à l’abri dans des gymnases de 253 personnes sur les 400 participants environ. Elle a toutefois mis en cause « le manque criant de solutions d’hébergement d’urgence proposées par l’État ». « Ce sont les municipalités qui viennent pallier les carences de l’État », a abondé Utopia 56 sur les réseaux sociaux. « Ces personnes n’auraient jamais dû avoir à se battre pour un abri. Avoir accès à son droit premier ne peut être une victoire en soi », a poursuivi l’association de solidarité. « Nous restons pleinement mobilisé·es aux côtés des familles, des femmes seules et des mineurs encore à la rue, de celles et ceux qui seront remis à la rue dans les mois à venir, et aux côtés des travailleur·euses du social ».  

 

  • Solidarité : la première déclaration du Groupe des amis de l’économie sociale et solidaire publiée par l’Organisation internationale du travail 

 

Le 17 juin, à l’Organisation internationale du travail (OIT), les représentants « d’une trentaine de gouvernements » se réunissaient pour lancer une plateforme volontaire de coopération sur l’économie sociale et solidaire (ESS), le Groupe des amis de l’économie sociale et solidaire. Celle-ci inclut les associations, les coopératives, les mutuelles, les fondations et les entreprises sociales. 

Le 21 juillet, une première déclaration signée par 20 gouvernements a été publiée. « L’économie sociale et solidaire peut jouer un rôle clef dans l’élimination de la pauvreté, la promotion de l’inclusion sociale et l’accélération de la transformation sociale », écrivent-ils. Elle « constitue un moyen pertinent de réaliser le développement durable, la justice sociale, le travail décent, l’emploi productif et l’amélioration des niveaux de vie pour tous. » 

Avec cette démarche, les signataires souhaitent notamment « favoriser l’échange de bonnes pratiques reproductibles et d’enseignements tirés à l’appui de l’économie sociale et solidaire ». Parmi eux : le Brésil, le Congo, l’Espagne, le Mali ou encore le Mexique et la République de Corée, mais pas la France. « Même pour les trucs qui [ne] coûtent rien, la France est aux abonnés absents. Les bras m'en tombent », a dénoncé Benoît Hamon, le président de la chambre représentative de l’ESS, ESS France, sur Linkedin.  

 

  • Environnement : promulgation de la loi d’urgence agricole, contestée par les ONG 

 

La loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricole, largement débattue, a été promulguée le 18 août dernier. Dans une décision rendue quatre jours plus tôt, le Conseil constitutionnel a considéré conforme à la Constitution la dérogation à l’interdiction de l’utilisation de deux pesticides, l’acétamipride et le flupyradifurone, dans certaines conditions.  

« Si nous sommes déçus de la décision du [Conseil constitutionnel] qui juge conforme à la Constitution un grave recul pour l’environnement, nous ne sommes pas résignés pour autant », a commenté Pauline Cervan, toxicologue pour l’ONG environnementale Générations futures, dans un communiqué. La dérogation dépendra des décisions de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), a-t-elle notamment fait valoir, prévoyant que celle-ci ne donnera pas son accord.  

« La loi d’urgence agricole multiplie les reculs environnementaux et sanitaires et n’apporte aucune solution durable aux besoins des agriculteurs », ont plus généralement déclaré plusieurs organisations environnementales et la Confédération paysanne, le 3 août. Parmi les principales dispositions contestées, qui ne font pas partie des huit censurées par le Conseil constitutionnel : l’article habilitant le gouvernement à légiférer par ordonnance pour créer un nouveau régime d’autorisation pour les élevages et ou celui prévoyant le doublement des volumes de stockage d’eau destinés aux usages agricoles d’ici à 2035.  

La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a salué « une victoire pour nos agriculteurs ». La FNSEA, le principal syndicat agricole, a elle aussi défendu le texte.  

 


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  • Environnement : le jugement contraignant TotalEnergies à compléter son plan de vigilance sur le climat contesté en appel  

 

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) causées par l’utilisation des produits de TotalEnergies résultent de l’activité du groupe, a jugé le tribunal judiciaire de Paris le 25 juin dernier. Une coalition d’ONG et la ville de Paris l’attaquaient, mettant en cause son « plan de vigilance ». La loi prévoit en effet que les grandes entreprises utilisent ce document pour remplir leur « devoir de vigilance », ce qui consiste à identifier « les risques » et à prévenir « les atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l'environnement ». Les requérants souhaitaient notamment que les émissions de GES liées à l’utilisation des produits par les clients y soient intégrées, ce qu’a exigé le tribunal.  

 


Lire également : « Une décision judiciaire majeure » : TotalEnergies doit renforcer son plan de vigilance climatique 


 

 Le 27 juillet, l’entreprise a annoncé faire appel de ce jugement. « Le changement climatique, en tant que phénomène global, ne relève pas du champ d'application de la loi sur le devoir de vigilance », estime-t-elle dans son communiqué. « Ce n'est pas TotalEnergies qui décide si un automobiliste choisit de rouler à l'essence, au biodiesel ou avec un véhicule électrique », ajoute-t-elle.  

« La position défendue par TotalEnergies est aussi simple qu’inacceptable », ont répondu les requérants. « TotalEnergies voudrait ainsi pouvoir décider de développer de nouveaux projets fossiles, organiser la mise sur le marché de ces énergies et en tirer des profits considérables (...), tout en soutenant qu’elle n’aurait aucune obligation de prévenir les conséquences climatiques prévisibles de leur utilisation ». 

 

  • Environnement : la COP 17 sur la désertification se tient en Mongolie 

 

La 17e session de la Conférence des parties (COP) sur la lutte contre la désertification se tient dans la capitale de la Mongolie, Oulan-Bator, depuis le 17 août et jusqu’au 28 août. « Les décisions, partenariats et initiatives lancés (...) devraient renforcer, au cours des prochaines années, la coopération internationale en matière de gestion durable des terres, de restauration des terres et de résilience face à la sécheresse, alors que les pays sont confrontés à des pressions croissantes liées à la dégradation des terres, à la pénurie d’eau et au changement climatique », peut-on lire dans un communiqué des Nations unies au sujet de cette COP.  

Les gouvernements poursuivent notamment leurs « discussions sur un cadre politique mondial relatif à la sécheresse ». Ils cherchent aussi des solutions pour « combler un déficit de financement de plusieurs milliards d’euros », provenant de sources publiques et privées, pour la restauration des terres et la résilience face à la sécheresse. La question du pastoralisme est également au cœur des discussions.  

 

Célia Szymczak 

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