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Par Carenews PRO - Publié le 7 mai 2020 - 14:37 - Mise à jour le 27 juillet 2020 - 11:43
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Un LDDS pas très solidaire, un fonds d'urgence demandé par les entrepreneurs sociaux, des masques à adapter à tous… La revue de presse du 7 mai

Cette semaine encore, la crise du Covid-19 a été au devant de l’actualité. Voici donc notre sélection de contenus pour mieux comprendre ses implications économiques et sociales, ainsi que ses répercussions dans le domaine de l’intérêt général.

Crédit photo : artisteer.

Dans une tribune écrite par Santiago Lefebvre, cofondateur de ChangeNOW, plusieurs entrepreneur·e·s sociaux, dont Eva Sadoun ou encore Jean Moreau, appellent à soutenir les 400 000 structures et trois millions d'emplois de leur secteur. 

« Avec de nombreux acteurs de l'écosystème, nous demandons la création d'un fonds de soutien d'urgence dédié d'un milliard d'euros, accompagné de mesures de sauvegarde pour le secteur de l'impact environnemental et social. (...)  Monsieur le président de la République, mesdames et messieurs les ministres, apportez votre soutien à l'économie de l'impact comme vous l'avez fait pour la technologie. »

Le Livret Développement durable et solidaire ne le serait pas vraiment, d’après Le Figaro. Le quotidien explique que « le dernier Observatoire de l’épargne réglementée mené par la banque de France pour 2018 relève que (les banques) utilisaient au moins 80 % des ressources du LDDS pour financer les crédits aux PME. Et les crédits aux travaux d’économies d’énergie ? Ils sont difficiles à pister, explique l’institution, car ils se confondent avec l’ensemble des crédits à l’habitat. » Fréderic Tiberghien, président de Finansol, précise au site d’information que « la loi n’impose pas aux banques d’investir un minimum des encours du LDDS dans l’économie solidaire. Ce seuil minimal devait être fixé par des textes d’application, qui n’ont jamais été publiés. »


> À lire aussi : Décret LDDS : une victoire de la finance solidaire en trompe-l'œil


La startup française Back Market, spécialiste de la vente en ligne de produits électroniques reconditionnés, a annoncé le 5 mai avoir conclu une levée de fonds de 110 millions d’euros. Le confinement lui est favorable, puisque ses ventes ont doublé par rapport à l’avant-Covid-19. « Notre vision, c’est que, dans un avenir proche, le reconditionné doit devenir la norme, et l’achat de produits neufs, l’alternative. Or, si on veut démocratiser ce nouveau mode de consommation, c’est prioritairement aux États-Unis qu’il faut réussir à le faire », a précisé Thibaud Hug de Larauze, le PDG et cofondateur de Back Market, au Monde. La startup entend également renforcer son implantation en Europe, notamment en Allemagne et en Grande-Bretagne.

Réflexions sur les fragilités sociale et écologiques mise en lumière par la pandémie et le confinement, appels à un « après-Covid-19 » solidaire et responsable… Les tribunes se sont multipliées ces dernières semaines. Claude Alphandery, vétéran de la Résistance et ancien président du Conseil national de l'insertion par l'activité économique, a lui appelé dans Libération :

« Retrouvons à partir des nouveaux maquis, les hôpitaux, les centres de soins, d’entraide, de secours contre les violences et les privations, l’esprit de la Résistance, les liens qui ont conduit à la Libération. Prenons pour levier, pour ressort les solidarités que les combats contre le coronavirus font naître pour refonder le Conseil national de la résistance et son programme “des jours heureux”. »

À partir du 11 mai, une grande partie de la population française devra être munie de masques dans son quotidien. « Sauf qu’une partie de la population demeure démunie face à ce bout de papier ou de tissu », alerte un collectif d’associations dans Libération. « Un ensemble hétérogène, composé de personnes sourdes ou malentendantes qui lisent sur les lèvres et de leurs proches, mais aussi d’orthophonistes, de l’entourage de personnes autistes, de seniors ou de très jeunes enfants ainsi que des professionnels exerçant auprès de ces publics, qu’ils soient soignants, rééducateurs ou encore enseignants. »  

Solidarité oui, bénévolat non. Le collectif « Bas les masques », regroupant des couturières et costumières, a lancé une pétition pour que la confection de masques soit rémunérée. « Le mouvement a dépassé, de loin, le cadre normal du bénévolat et en vient à concurrencer, voire remplacer une industrie existante qui devrait être plutôt soutenue par le gouvernement  », s’insurgent-elles. « Y a-t-il un lien entre la féminisation des métiers de la couture et la gratuité de leur travail ? », s’interroge franceinfo, qui convoque différents témoignages et analyses aux constats sans appel. 

Depuis le début de la pandémie et du confinement, les marques et les entreprises redoublent d’engagement. Stéphane Billiet, président de l’agence We agency et administrateur du Syndicat du Conseil en Relations Publics, salue sur Influencia cette « covid-attitude » et s’interroge sur « l’après » : « Maintenant que la notion de « communauté » s’est imposée dans la manière de penser une communication toujours plus relationnelle, il faut faire entrer les concepts de voisinage et de sociabilité corporate dans la grammaire des communicants ! »

Alors que la France amorce un déconfinement progressif à partir du 11 mai, le Portugal prépare le retour des touristes. Depuis fin avril, les complexes touristiques, les hébergements, les entreprises d’animation touristique et les agences de voyages peuvent demander le label « Clean & Safe ». Valable un an, gratuit, il « exige la mise en œuvre d’un protocole interne qui, en conformité avec les recommandations de la Direction générale de la santé du Portugal, assure l’hygiène nécessaire pour prévenir les risques de contagion et garantir les procédures sécuritaires pour le fonctionnement des activités touristiques », rapporte L’Echo Touristique. De quoi, aussi, rassurer les touristes.

Le milliardaire norvégien Kjell Inge Rokke Kjell Inge Rokke a accumulé une fortune de 1,7 milliard de dollars grâce au chalutage et au forage en mer, sans oublier la navigation commerciale. Il assure désormais vouloir sauver les océans avec la construction de son superyacht, raconte Forbes, qui souligne ses contradictions :

 « Je fais partie du problème », admet-il. Aujourd’hui, il déclare vouloir “faire le ménage“. Mais pas assez pour se débarrasser de son portfolio d’entreprises polluantes. “Nous n’avons pas besoin de reconnaissance“, dit Rokke. “Nous voulons seulement avoir la satisfaction de faire partie de la solution“. »  

Lancement d’Africa Mutandi, le média des acteurs à impact en Afrique
Affectio Mutandi, « première agence conseil en stratégies sociétale, normative et réputationnelle sur les enjeux ESG & ODD », a annoncé ce 4 mai le lancement de Africa Mutandi. Pierre-Samuel Guedj, cofondateur et président de la commission RSE & ODD du CIAN (Conseil français des investisseurs en Afrique), a expliqué : « En cette période complexe, il nous est apparu essentiel de partager les initiatives et bonnes pratiques des différents acteurs opérant en Afrique, tant en matière de lutte contre le Covid-19 qu’en termes de contributions aux ODD. Ce média à impacts développé pour inspirer les acteurs et optimiser leur coopération sur le terrain est une première initiative dans ce sens. » 

La rédaction 

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